Comment décompter les congés d’une personne à temps partiel ? Que faire face à un salarié qui ne respecte pas les consignes ? Et comment tenir quand la pression ne retombe plus ? Ces questions, la plupart des chefs et cheffes d’entreprise se les posent un jour ou l’autre. Elles ont un point commun : elles touchent à la fois au droit, au management et à l’humain et y répondre seul ou seule n’est pas toujours simple. Cet article apporte des premiers repères sur trois situations fréquentes et présente les formations pour dirigeants d’entreprise proposées par Cerfrance Côtes-d’Armor pour aller plus loin.
Comment éviter les erreurs dans la gestion des congés payés ?
La meilleure façon d’éviter les erreurs est de distinguer clairement trois moments : l’acquisition des congés, leur prise, puis leur indemnisation. Chacun obéit à ses propres règles et c’est souvent en les confondant que les difficultés apparaissent.
L’acquisition paraît simple : 2,5 jours ouvrables par mois de travail effectif. Mais certaines absences comptent, d’autres non. Depuis la loi du 22 avril 2024, par exemple, une personne en arrêt pour maladie non professionnelle continue d’acquérir des congés, à hauteur de 2 jours ouvrables par mois. L’employeur doit par ailleurs l’informer de ses droits dans le mois qui suit son retour. Un détail que beaucoup d’entreprises découvrent au moment d’un contrôle ou d’une réclamation.
La prise des congés, elle, relève du pouvoir de direction : c’est à l’employeur de fixer l’ordre des départs. Encore faut-il anticiper le fractionnement, qui peut ouvrir droit à des jours supplémentaires, ou les règles propres au temps partiel. Quant à l’indemnité, elle doit toujours être calculée selon deux méthodes, le dixième de la rémunération et le maintien de salaire, en retenant la plus favorable.
Pour sécuriser ces pratiques, la formation Congés payés : de la règle à la pratique reprend ces règles pas à pas, à partir de situations concrètes : absences, temps partiel, départ d’une personne salariée. Elle a lieu le mardi 17 novembre 2026 à Plérin, sur une matinée.
Comment recadrer un salarié sans fragiliser l’entreprise ?
Recadrer efficacement suppose de savoir d’abord de quoi l’on parle : un rappel à l’ordre managérial ou une sanction disciplinaire. Les deux n’ont ni le même poids, ni les mêmes règles et c’est ce choix initial qui conditionne la suite.
Un échange franc, appuyé sur des faits précis et datés, suffit souvent à corriger un comportement. Lorsque la situation l’exige, la sanction devient possible, mais son cadre est strict. Un fait fautif ne peut plus être sanctionné au-delà de deux mois après que l’employeur en a eu connaissance. La plupart des sanctions imposent un entretien préalable, puis une notification dans un délai précis. Une décision justifiée sur le fond peut ainsi être remise en cause pour une simple erreur de procédure.
À l’inverse, trop de prudence conduit parfois à laisser une situation se dégrader, au détriment de l’équipe entière. Tout l’enjeu est de trouver une posture à la fois ferme et sécurisée.
C’est l’objet de la formation Pouvoir & responsabilité, animée par une conseillère RH et une juriste en droit social. Elle permet de comprendre l’étendue et les limites du pouvoir de direction, et de maîtriser le cadre disciplinaire à travers un cas pratique. Rendez-vous le jeudi 26 novembre 2026 à Plérin, sur une matinée.
Comment repérer et gérer son stress de dirigeant ?
Le premier pas consiste à reconnaître que le stress n’est pas un signe de faiblesse, mais une réaction normale à une pression durable. Ce qui compte, c’est de le repérer avant qu’il ne s’installe.
Chez les dirigeants et dirigeantes, il passe souvent inaperçu. La solitude face aux décisions, la charge mentale et l’accumulation des responsabilités finissent par devenir un bruit de fond. Les signaux sont pourtant connus : une fatigue que le repos ne suffit plus à effacer, un sommeil perturbé, une irritabilité inhabituelle, des difficultés à se concentrer ou à trancher. Lorsqu’ils persistent, ils pèsent sur la qualité des décisions comme sur les relations avec l’équipe.
Identifier ce qui déclenche ces tensions, préserver de vrais temps de récupération et accepter de déléguer constituent de premiers leviers. Pour aller plus loin, la formation Identifier et gérer les situations de stress en milieu professionnel propose une journée pour comprendre les mécanismes du stress, s’exercer à des techniques éprouvées et construire un plan d’action personnel. Deux sessions sont prévues à Plérin, les jeudis 19 novembre et 17 décembre 2026.
Se former pour décider avec plus de sérénité
Congés payés, recadrage, gestion du stress : ces trois sujets n’ont rien d’anecdotique. Ils conditionnent la sécurité juridique de l’entreprise, la qualité du management et la capacité de la personne qui dirige à tenir dans la durée. Suivre une formation de dirigeant d’entreprise sur ces thèmes, c’est s’accorder quelques heures pour sortir de l’urgence, échanger avec d’autres professionnels et repartir avec des réponses claires.
Les sessions se déroulent en petits groupes, sans prérequis, avec des possibilités de prise en charge par VIVEA ou l’OPCO de l’entreprise selon les formations. Pour toute question : formation_adherents@22.cerfrance.fr
Les équipes de Cerfrance Côtes-d’Armor restent à votre disposition pour échanger sur ces situations du quotidien et vous orienter vers la formation la plus adaptée à vos besoins, avant que les difficultés ne s’installent.
Pour aller plus loin : Formations Cerfrance – Cerfrance Côtes d’Armor
Responsable Conseil Social, Paie, RH
Cerfrance Côtes d’Armor

Arrêt de la 2G et de la 3G : 5 réflexes pour vérifier vos équipements connectés avant la coupure

Cybersécurité en entreprise : ce que vous risquez vraiment

Visibilité en ligne : et si vos futurs clients ne vous trouvaient tout simplement pas ?

Nouvelles mentions obligatoires sur les factures électroniques : ce qui change en 2026

Facture électronique : les erreurs à éviter avant septembre, pour être prêt sans stress











Comments are closed.