La hausse durable des coûts de l’énergie, du carburant et des matières premières fragilise de nombreuses entreprises. Pour répondre à cette situation, plusieurs dispositifs de soutien et solutions d’adaptation peuvent être mobilisés afin de limiter l’impact de ces tensions sur la trésorerie et les marges.
Les tensions géopolitiques, les difficultés d’approvisionnement et le contexte économique international impactent fortement les prix de l’énergie, du carburant et des matières premières. Face à ces hausses de prix généralisées qui pèsent sur les entreprises, le gouvernement a annoncé plusieurs dispositifs d’aides pour soutenir les secteurs les plus fragilisés.
Les aides gouvernementales :
Le Gouvernement annonce un plan de soutien à l’activité économique pour accompagner les secteurs directement impactés par la crise énergétique (Communiqué de presse) :
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Transport public routier de marchandises et de voyageurs :
Aide forfaitaire exceptionnelle, limitée au mois d’avril 2026, correspondant à un soutien équivalent à 20 centimes d’euro par litre pour les entreprises justifiant de difficultés de trésorerie. Un guichet dédié sera mis en place, dont les modalités seront précisées ultérieurement. -
Pêche :
Mesure spécifique sur le prix du carburant, l’aide (limitée au mois d’avril 2026) prendra la forme d’un remboursement équivalent à 20 centimes d’euro par litre sur les factures de carburant des navires. -
Exploitations agricoles :
Exonération totale du droit d’accise sur le gazole non routier (GNR) agricole pour le mois d’avril 2026.
Pour ces secteurs, plusieurs mesures de soutien de trésorerie sont annoncées en complément, à savoir :
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Report de cotisations sociales : délai de paiement sans frais ni majoration.
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Étalement des échéances fiscales : sur demande auprès de la direction départementale des finances publiques.
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Mise en place de prêts “Boost carburants” opérés par Bpifrance destinés aux TPE, pour des financements de court terme (1 à 3 ans) pouvant atteindre 50 000 euros.
Les autres dispositifs :
👉 La Prime Transport :
L’employeur peut prendre en charge, totalement ou partiellement, les frais engagés par un salarié qui utilise un véhicule personnel pour se rendre sur son lieu de travail. Cette prise en charge n’est pas obligatoire.
Pour 2026, les remboursements de frais de transport liés à l’usage d’un véhicule personnel peuvent être exonérés de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu dans la limite de :
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300 € par an pour un véhicule thermique ;
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600 € par an pour un véhicule électrique, hybride rechargeable ou hydrogène.
Cette prise en charge n’est possible que si elle est prévue par un accord d’entreprise ou par une décision unilatérale de l’employeur (DUE) après consultation du CSE s’il existe.
Tous les salariés peuvent, en principe, bénéficier d’une prise en charge des frais de transport personnel, y compris les salariés à temps partiel et les stagiaires. Pour les salariés à temps partiel travaillant moins qu’un mi-temps, la prise en charge est calculée au prorata du nombre d’heures travaillées par rapport à un mi-temps.
Elle vise en pratique les salariés dont le domicile ou le lieu de travail est situé hors Île-de-France et hors zone desservie par les transports collectifs, ou ceux qui doivent utiliser leur véhicule personnel en raison de leurs horaires de travail ou de leurs conditions de travail.
La prise en charge n’a pas vocation à s’appliquer lorsque le salarié n’a pas réellement de frais de transport à engager (véhicule de fonction, logement sans frais de transport, l’employeur organise gratuitement le transport domicile-travail du salarié).
La prime transport pour véhicule personnel ne doit pas être confondue avec le forfait mobilités durables. Celui-ci permet à l’employeur d’aider les salariés qui utilisent des modes de transport alternatifs comme le vélo, le covoiturage ou d’autres mobilités partagées.
Nos équipes du Pôle Conseil Social Paie & RH sont à votre disposition pour vous accompagner dans la mise en place de la prime transport dans votre entreprise.
👉 La mise en place d’une clause d’indexation :
La mise en place une indexation du carburant constitue une solution simple, transparente et efficace pour sécuriser les entreprises et leurs marges.
💡Pourquoi mettre en place une indexation ?
✓ Préserver les marges face aux fluctuations du carburant
✓ Répercuter équitablement les hausses de coûts
✓ Sécuriser la trésorerie
✓ Renforcer la transparence vis-à-vis des clients
💡Comment fonctionne l’indexation ?
Le principe est d’ajuster automatiquement les tarifs facturés en fonction de l’évolution du prix du carburant, à partir :
• d’une part carburant clairement identifiée dans les coûts
• d’un indice de référence fiable (ex : moyenne 2024-2025)
• d’une formule simple et compréhensible
Vous envisagez de mettre en place une clause d’indexation ? Votre conseiller Cerfrance peut vous accompagner sur le sujet.

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