Les prix du gaz et de l’électricité ont nettement diminué depuis l’été 2022, mais restent cependant très au-dessus de ce que l’on connaissait les années passées. Dans ce contexte, certains producteurs serristes doivent revoir leur stratégie de production.
Selon le CFTIFL*, 80% des serristes utilisent le gaz naturel comme combustible, facile d’utilisation et dont le prix variait peu jusqu’en 2021. Aujourd’hui, l’augmentation de son prix oblige les producteurs à revoir leur stratégie (réduire les apports en kWh) et leur itinéraire de production (décaler la date de plantation) en fonction du prix négocié, pour garder une rentabilité.
Au 24 juillet 2023 (voir graphique), le gaz se négociait autour de 52 €/MWh pour 2024, auquel il convient de rajouter la distribution et les taxes. Un prix deux fois plus élevé que par le passé. Le prix baissait à 45 €/MWh pour 2025 et autour 30-35 € pour 2026 et 2027.

Difficile de prédire l’avenir, mais le gaz risque de rester à un niveau supérieur, dans un contexte de décarbonation des filières agricoles avec une augmentation possible des taxes.
Le prix de l’électricité suit la même tendance mais reste encore à un prix nettement supérieur du fait du questionnement sur l’avenir de nos centrales nucléaires vieillissantes. Les producteurs passent ainsi à l’autoconsommation photovoltaïque pour ainsi diminuer leur facture et leur dépendance.

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