Depuis le 1er juillet 2026, le congé supplémentaire de naissance est encadré par des règles précises. Ce dispositif concerne les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier 2026.
L’objectif : offrir plus de souplesse aux parents, après les congés maternité, paternité ou d’adoption.
Voici l’essentiel à retenir, pour comprendre simplement les droits et les démarches à réaliser.
Qui peut bénéficier du congé supplémentaire de naissance ?
Chaque parent peut en bénéficier, sous conditions.
- Concerne les salariés parents d’un enfant né ou adopté à partir du 1er janvier 2026
- Applicable aux deux parents, indépendamment l’un de l’autre
- Le congé est possible uniquement après avoir utilisé les droits existants :
- congé maternité
- congé paternité
- congé d’adoption
👉 Concrètement : ce congé vient en complément, jamais en remplacement.
Quelle est la durée et comment le fractionner ?
Le congé peut durer :
- 1 mois minimum
- 2 mois maximum
Il peut aussi être fractionné en deux périodes d’un mois. Concrètement, le salarié ou l’autre parent peut prendre un mois immédiatement après le congé maternité ou paternité, puis un second mois ultérieurement.
Exemple simple :
| Situation | Organisation possible |
|---|---|
| Parent 1 | 1 mois après congé paternité + 1 mois plus tard |
| Parent 2 | 2 mois consécutifs |
👉 Ce système permet de mieux adapter le temps de présence au foyer.
Dans quel délai prendre ce congé ?
Le délai dépend de la situation de l’enfant.
Cas général
- Le congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance
Cas particulier (transitoire 2026)
Pour les enfants concernés dès le 1er janvier 2026 :
- Le congé doit débuter avant le 31 mars 2027
- Soit 9 mois à compter du 1er juillet 2026
👉 Point de vigilance : le délai porte sur le début du congé, pas sur sa fin.
Comment informer son employeur ?
Un formalisme est obligatoire.
Délai standard
- Informer 1 mois avant le début du congé
Délai réduit (cas spécifique)
- 15 jours seulement si :
- le congé suit immédiatement un congé paternité ou d’adoption
- et qu’il débute dans le mois suivant la naissance
Modalités
- Lettre recommandée avec accusé de réception
- ou remise en main propre contre signature
À préciser dans la demande :
- durée du congé
- dates envisagées
- éventuel fractionnement
Quelle indemnisation pendant le congé ?
Le congé est indemnisé sous conditions.
Conditions d’ouverture des droits
- 6 mois d’affiliation minimum à la date de début du congé
Montant de l’indemnisation
Pour le premier mois, un coefficient de 0.7 sera appliqué sur les salaires des 3 mois qui précèdent le congé. Le salaire pris en compte est plafonné au niveau du plafond de la Sécurité sociale, soit 4 005€ en 2026. Ce coefficient est de 0,6 pour le second mois.
Les indemnités sont versées par la CPAM ou la MSA.
Points importants
- Non cumul avec :
- arrêt maladie
- congé maternité ou paternité
- autres indemnités similaires
- Acquisition de droits retraite :
- 1 trimestre validé pour 58 jours indemnisés
Peut-on interrompre le congé ?
Oui, dans certains cas précis :
- décès de l’enfant
- baisse importante des ressources du foyer
Démarche
- Prévenir l’employeur au moins 8 jours avant la reprise
- Par courrier recommandé ou remis en main propre
- En indiquant le motif
Par notre experte Cerfrance Côtes d’Armor : Chloé THORON
Ce qu’il faut retenir
- Un droit nouveau et encadré depuis juillet 2026
- Jusqu’à 2 mois de congé supplémentaires par parent
- Une prise souple et fractionnable
- Des délais à respecter impérativement
Le congé supplémentaire de naissance ajoute de nouvelles règles à intégrer dans la gestion des salariés.
Chez Cerfrance, nous accompagnons nos clients employeurs à chaque étape :
- Comprendre les droits applicables à leurs salariés
- Appliquer les bonnes pratiques côté droit du travail et paie
- Sécuriser les demandes de congés et les délais
- Assurer une gestion fiable, sans risque d’erreur
Un conseiller Cerfrance Côtes d’Armor peut vous accompagner : contactez l’agence la plus proche ou le pôle social.

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